Certaines journées marquent plus que d’autres
Bien commencer la journée par un brunch avec une copine (j’attends mon Eiskaffee mit Sahne, merci
), le terminer avec des amis, se faire convaincre que oui, le zoo c’est bien, on peut même s’y amuser.
Mouais, je suis dubitative: j’ai eu ma dose de zoo, on en a vu un on a vu tous les autres, non?
Je finis par accepter, ya de gros chats jaunes là bas, ça sauvera le reste si, au pire, je m’ennuie. (tous ceux ayant eu le malheur de prononcer le mot “chat” devant moi comprendront que c’est une raison fort valable, vu ma réaction).
Quelques fous rires plus tard (le vent de Munich, omniprésent aujourd’hui, fait mumuse avec ma jupe), nous voilà en route, pfiouuu, jamais pris la ligne 3 aussi loin moi, c’est l’exploration dites donc!!!
Et là, découverte du haut d’un pont d’un bel endroit de l’Isar… on rêve en voyant passer les kayaks: promis, j’en fais avant de partir, ce serait bête de louper ça.

Quelques minutes plus tard, ça y est, je suis contaminée, complètement en amour devant les ptites chèvres. Et j’ai trouvé mon nouveau coupe-ongles (un peu encombrant, certes, mais en plus il tond le gazon, quelle polyvalence)

Après, j’ai pu remarquer que les pingouins sont vraiment, mais alors vraiment aussi agiles que dans les cartoons, quand on les voit faire les andouilles sur la banquise, puis s’élancer dans l’eau avec la grâce d’une libellule. Nota bene pour l’avenir: ne plus hurler “oooh une colonie de ptis TUX” face au pingouins, les gens de la vraie vie ne comprennent pas
Mais quand même, impressionnants d’agilité dans l’eau, de vraies torpilles. Par contre, une des torpilles était un peu névrosée, ou alors fétichiste du coin de bassin, elle arrêtait pas de plonger pour frotter le bec pile dans le coin. A force, elle va faire un trou…. Ah, les pingouins flottent très bien aussi, de bonnes grosses bouées qui remontent toutes seules quand ils ne bougent plus leurs nageoires. De quoi décomplexer un max à la piscine pour tous ceux dont les fesses remontent en premier quand ils plongent

Mais bon, le meilleur restait à venir
Les gros chats! Je remercie les trombes d’eau, sans elles nous aurions passé notre chemin beaucoup plus rapidement. Mais comme nous étions trempés, gelés jusqu’à la moelle (enfin, surtout moi, mon optimisme inattaquable quant à la météo m’ayant empêché de prendre un gilet et/ou un parapluie), le squattage près des grands fauves a duré un peu plus longtemps que prévu.
Du coup, on a fait connaissance avec une fougueuse panthère.

Et un non moins fougueux jaguar (rrrr, rrrr fait ronronner le moteur mon tout beau)
(je vous présente le premier prototype de Monorail Cat Jungle Version)
Deux mémères lionnes, un peu perdues sans leur feignasse de mari.
(au secouuuuuurs, j’ai oublié de faire les courses avant qu’Alphonse ne rentre)
C’est dur quand même la vie de félin.

Des fois même il faut bouger, pour ne pas dormir tout le temps au même endroit, tss tss tss.
En parlant de bouger, le retour sous la pluie battante aura été épique, mais, comme on dit, ça en fait à raconter
ou, “comment se mettre en entier sous le séchoir automatique lors de la rencontre de toilettes providentielles pour gagner un peu de chaleur, avant de repartir de plus belle“. Jamais bouche de métro n’aura été attendue avec autant d’impatience.
Jamais carrelage de métro n’aura été si glissant, aussi.
Normal, quoi.
Pour se remettre de tant d’émotions, pour se réchauffer aussi, enfin, pour coller à la saison d’hiver offerte gracieusement par la météo, rien de mieux qu’une halte bien au chaud dans un starbuck’s. Jamais part de cheesecake n’aura été dégustée avec tant de lenteur, pour savourer (jusqu’à l’écoeurement) le doux mariage du coulis de fruits rouge à la subtile acidité crémeuse de l’appareil à chessecake.
Un délice, un pti bout de paradis, qui disparait trop vite une fois la dernière bouchée avalée.

Pour finir en beauté, la rencontre de vieux fauteuils sur les bords du Hofgarten met le point de départ à une séance photo un peu barrée
Certaines journées marquent plus que d’autres
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